Les absences de validation de trimestres de la génération 1950

Catherine Bac

2017

 

Résumé de l'étude

Cette note présente une actualisation pour la génération 1950 de l’étude des années sans validation de droit à la retraite réalisée pour la génération 1944 (séance du COR de mai 2011).

Pour la génération 1950, 65 % des femmes et 35,7 % des hommes ont au moins une année sans validation de trimestres au cours de la carrière, entre l’âge du premier report et le passage à la retraite. Le nombre d’années sans validation est en moyenne de 5,8 pour les hommes et de 10,7 pour les femmes. Pour la génération 1944, ces pourcentages sont respectivement de 77 % pour les femmes et 42 % pour les hommes.

Malgré une durée d’assurance requise pour le taux plein qui augmente de deux trimestres entre ces générations (160 trimestres pour la génération 1944 contre 162 pour la génération 1950), l’absence de validation est moins fréquente pour la génération 1950, notament pour les femmes. Pour ces dernières, la baisse s’explique par l’augmentation de l’activité mais aussi par une plus large couverture par l’Assurance Vieillesse des Parents aux Foyer (AVPF). Pour les hommes, la baisse s’observe essentiellement en fin de carrière et s’explique par l’augmentation des taux d’activité après 55 ans et la possibilité de partir en retraite anticipée.

Si l’on exclut la période de non validation entre le dernier report et le passage à la retraite, le nombre d’années sans validation sur la carrière est en moyenne de 3,8 années pour les hommes et de 6,1 pour les femmes. Le nombre d’individus ayant au moins une période sans validation diminue à 56 % pour les femmes et 28,2 % pour les hommes de la génération 1950 contre respectivement 64 % et 29 % pour la génération 1944.

Pour les hommes, les années sans validation sont concentrées sur la fin de carrière ; pour les femmes, les absences de validation sont assez fréquentes autour de 30 ans et également en fin de carrière.

Les reports précédant une interruption sont majoritairement des reports cotisés. Pour les femmes, la part de l’AVPF est importante entre 25 et 50 ans. Enfin, la part du chômage augmente pour les hommes comme pour les femmes en fin de carrière.